1.
Investir dans la petite enfance et l’accompagnement aux familles
- Saisir le directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) pour demander l’évaluation des écoles de la ville dans le cadre d’une demande de classement en Réseau d’Education Prioritaire (REP).
- Renforcer la présence d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) dans les écoles maternelles, pour garantir de bonnes conditions d’apprentissage et un encadrement adapté.
- Renforcer la présence d’animateurs et animatrices de rue, pour accompagner les jeunes au plus près de leurs lieux de vie.
- Disposer d’un centre de loisirs ouvert aux maternelles dans toutes les écoles de la ville.
- Ouvrir une crèche dans l’espace Martelly
- Etendre les horaires atypiques d’accueil de la crèche du Petit Bois aux professionnels du médico-social.
- Mettre en place une carte attribuée aux familles monoparentales permettant un accès à des tarifs réduits pour les prestations municipales (cantines, transports) .
- Instaurer un dialogue régulier et transparent avec les représentant⋅es des parents d'élèves des 22 écoles de la ville.
- Avoir des toilettes décentes dans toutes les écoles maternelles et primaires
2.
Réduire la pollution de l’air autour des structures accueillant des enfants
- Lancer un plan de rénovation thermique des écoles, en priorité selon l’état des bâtiments, tout en assurant leur accessibilité complète : installation d’ascenseurs et mise aux normes PMR (Personnes à Mobilité Réduite).
- Organiser un pédibus avec agents municipaux et parent⋅es délégué⋅es pour accompagner à pied les enfants vers l’école (maternelle et primaire) et ainsi réduire les voitures aux abords de l’école.
- Créer davantage d’espaces publics pour les enfants (aires de jeux, terrains de sport, jardins), pensés dans un plan global d’accessibilité et de sécurité, élaboré en concertation avec les jeunes.
- Améliorer l'ombrage dans les cours avec des dispositifs végétalisés et la déminéralisation des cours.
- Instaurer des navettes gratuites municipales pour les jeunes inscrit⋅es à des activités sportives pour les amener sur ces lieux.
3.
Considérer la nutrition comme fondement de la santé des enfants, notamment en étudiant la possibilité d’un potager municipal pour alimenter les cantines de Grasse
- réaliser un audit sur les cantines avec pour objectif de mettre en place des cantines biologiques et avec un barème tarifaire plus progressif durant le mandat.
- Organiser la collecte de déchets alimentaires réutilisables pour l’alimentation animale (pain).
- Mettre un composteur dans les établissements pour réduire la part de déchets alimentaires incinérés.
- Mettre des potagers dans les écoles pour sensibiliser les enfants à l’importance de l’alimentation locale et réduire le gaspillage alimentaire.
- Bannir des cantines scolaires les produits issus du Mercosur
4.
Participation des mineurs à la vie citoyenne et favoriser la connaissance de leurs droits
- Renforcer le conseil municipal des jeunes (CMJ) en l’ouvrant notamment aux adolescent⋅es, aujourd’hui absent⋅es.
- Mettre à disposition un budget annuel du CMJ et un mandat sur 2 ans minimum pour pouvoir mettre en place des projets
- Mettre en place des espaces dédiés aux adolescent⋅es et à l’intergénérationnel avec une structure permettant d’accueillir les adolescent⋅es de tous les âges. Par exemple, sous forme d’un parc dédié ou d’une restructuration de l’esplanade devant la Médiathèque. Aujourd’hui les structures existantes dédiées aux adolescent⋅es sont les city stades et les skate park qui profitent de fait seulement aux jeunes adeptes de ces sports et majoritairement des garçons. Proposer des structures accueillant les jeunes hors de ces critères est un aspect essentiel pour faire de Grasse une ville à hauteur d’enfants.
5.
Lutter contre les violences sexuelles faites aux enfants pour faire de Grasse un territoire activement protecteur des mineurs
- Signer la charte du collectif Mouv’enfants (mouvement de lutte contre toutes les formes de violences faites aux enfants) pour l’engagement des élu⋅es sur la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants
- Mettre en place un⋅e élu⋅e délégué⋅e au plan de lutte contre les violences faites aux enfants avec un budget alloué, une capacité d’action transversale dans les différents services et un compte-rendu annuel de ses actions mis à l’ordre du jour du conseil municipal
- Former tous les DGA et le/la DGS (directeur⋅trices généraux⋅ales adjoint⋅es et directeur⋅trices généraux⋅ales des services) à la violence faite aux enfants, pour provoquer une prise de conscience collective et une culture de la prévention et du repérage des violences
- Mettre en place, dans l’ensemble des lieux qui accueillent des enfants sur la commune, des plans d’éducation à la vie affective et relationnelle, ainsi qu’un temps de questionnement adapté dans un cadre sécurisé permettant un repérage précoce des violences
- Faire preuve d’une tolérance zéro pour le recrutement des agent⋅es municipaux⋅ales, impliquant un contrôle renforcé et systématique des casiers judiciaires, du FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) et une demande systématique d’attestation d’honorabilité y compris là où la loi ne l’exige pas.
- Mener une inspection régulière des lieux d’accueil portant spécifiquement sur la question du repérage et de la prévention des violences sexuelles (affichage, prévention etc… )
- Mettre en place des “boîtes aux lettres papillons” dans toutes les écoles primaires de la commune. En partenariat avec une association, ce dispositif permet de recueillir les témoignages des enfants pour une détection précoce des violences.