1.
Passer à une gestion budgétaire saine, en faveur de projets du quotidien plutôt que de projets surdimensionnés déconnectés des besoins des Grassois·es.
- Faire des économies sur l’amende payée dans le cadre de la loi SRU (1,2 millions €), gérer plus rigoureusement les délégations de service public (afin de récupérer les pénalités dues dans certains cas à la ville), ou encore mettre fin à la logique des subventions fléchées vers le privé plutôt que vers le public (notamment la part très élevée des subventions à l’Institut Fénelon en comparaison des dotations aux écoles publiques).
- Flécher l’argent public sur la cohésion sociale, la bifurcation écologique et le bien-vivre.
- Partager les initiatives mises en place dans les autres communes, notamment les outils qui créent du lien entre les habitant⋅es, comme les boîtes à livres, les collectes solidaires etc…
- Augmenter le revenus de certains leviers financiers (voir également mesure 1.d de la partie Garantir un urbanisme responsable incluant un logement digne, accessible à tous·tes et socialement mixte) :
- Appliquer une majoration de la taxe d’habitation à 60 % pour les résidences secondaires (elle est de 20% actuellement).
- Augmenter les taxes de séjour pour les AirBnb (actuellement 1€ par nuitée).
- Maintenir une opposition ferme au contexte austéritaire national qui fait peser une charge supplémentaire sur le budget des collectivités (notamment le budget voté à l’Assemblée Nationale à l’automne 2025 par des soutiens du maire sortant).
- Vérifier que la commune et les habitant⋅es profitent bien de toutes les contreparties contractualisées avec des tiers. Par exemple, si le contrat prévoit des pénalités en cas de manquement, la commune doit toucher ces pénalités (contrat Moventis, Château Ditter, casino). De même, certain⋅es acteur⋅trices économiques ont pu profiter de loyer modéré en échange de contreparties en nature non fournies (Golf Saint Donat).
- Passer aux logiciels libres pour l’administration municipale pour réduire les frais de licence et de mise à jour et réduire la dépendance aux entreprises multinationales.
- Transparence totale : rendre facilement accessibles sur le site de la mairie tous les contrats, DSP et rapports (il est par exemple impossible de trouver la DSP d’Elior).
- Mettre fin au clientélisme : transformer le "quota du maire" pour le logement social en "quota du conseil municipal" avec attribution collégiale
- Sobriété dans les frais de représentation :
- Limiter/stopper les dépenses inappropriées (chauffeurs, logements de fonction)
- Parc commun de voitures pour la mairie, pas de chauffeur⋅se attitré⋅e.
- Mettre en place une comptabilité analytique permettant un suivi budgétaire précis et des contrôles à tous les niveaux.
- Mettre en place un groupe de travail dédié aux financements de projets, subventions, fonds européens. Dans le même temps cesser de réaliser des projets sur la seule base des subventions disponibles.
- Regrouper les dépenses pour diminuer les frais et mutualiser les achats.
2.
Favoriser l’accès aux droits
- Communiquer sur les nombreux dispositifs existants dans les QPV Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville) et permettant un soutien financier aux actions citoyennes et associatives en soutien aux habitant⋅es et associations afin que chacun⋅e puisse s’en saisir.
- Former les agent⋅es municipaux⋅ales (y compris les policier⋅es municipaux⋅ales) à la discrimination raciale, religieuse, de genre afin d’éviter les refus d’accès aux droits ou le non recours aux droits.
- Candidater à la démarche “Territoire Zéro Chômeur Longue durée”, pour le droit à l'emploi.
- Permettre l’installation de lieux de cultes décents pour tous via le bail emphytéotique administratif (BEA) qui permet de mettre à disposition d’une communauté religieuse un local ou un terrain pour une longue durée en échange d’une somme modique, tout en respectant la loi sur la laïcité.
3.
Améliorer la participation citoyenne à la vie publique
- Via un conseil citoyen, instance obligatoire pour les QPV (Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville) et des conseils de quartier qui peuvent proposer des sujets à l’ordre du jour du conseil municipal. L’intégration de nouveaux·elles membres à ces conseils doit être simple et transparente.
- Travailler systématiquement à l'animation des réunions de travail de la mairie, en particulier sur les sujets controversés ou lors de crise, afin de favoriser une participation citoyenne. Par exemple, certains sujets pourraient faire l’objet de comités d’usager⋅gères tiré⋅es au sort, comme la gestion de l’eau, les transports, les déchets, le logement. Certaines décisions importantes pourront également faire l’objet de référendums locaux. Contribuer et développer le réseau d'élu·es de gauche dans les différentes communes du département pour s'entraider.
- Limiter les mandats des élu·es de l’USPG à deux mandats exécutifs successifs.
- Nommer un·e référent·e déontologue pour la ville de Grasse et la doter d’un guide concernant les moyens mis à la disposition des élu·es et leur utilisation.
- Revoir la politique d'attribution de financements aux associations pour une répartition plus égalitaire, et plus transparente.
- Agir pour une justice pour tous⋅tes sans discriminations :
- se porter systématiquement partie civile en tant que ville de Grasse, en faveur des victimes de racisme, sexisme, LGBTQphobie.
- assurer un relai avec les services publics d’assistance juridique et aller vers un service de soutien juridique gratuit pour les grassois·es en situation de discrimination
- Favoriser le lien intergénérationnel, en développant des rencontres et activités entre écoles et EHPAD (spectacles, ateliers, goûters…).
- Mettre à disposition des locaux municipaux dans chaque quartier pour permettre l'organisation des réunions, évènements, listes citoyennes.
- Valoriser la monnaie locale Centifolia en facilitant son déploiement pour les services municipaux et les commerçants.